Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 19:03




Du 3 au 18 octobre 2008, les damistes auront l'oeil tourné vers Pékin où se dérouleront les Jeux Olympiques de l'Esprit, (Word Mind Sport Games). La France sera représentée par Arnaud Cordier, Oscar Lognon, Laurent Nicault et André Berçot. L'objectif de l'un d'entre nous serait de se qualifier pour les phases finales, après on verra. Avec plus rigueur et de concentration, tout reste possible en système suisse.

Il sera organisé en parallèle, le championnat du Monde de semi-rapide. Quelle aubaine !

Il n'y aura pas seulement le jeu de dames à Pékin. Les Echecs, le Go et le Bridge seront aussi représentés.

Environs 2000 acteurs venant de 65 pays participeront à cette grande première.

Bon séjour à tous les acteurs et bonne chance aux Francophones.

OSLOG


Homme : Alexandre GEORGIEV (Russie)- remporte les premiers Jeux Olympiques de l'Esprit.




Dame: Zoja GOLUBEVA (Lettonie) remporte les premiers jeux Olympiques de l'Esprit.



* Groupe A : Grande Muraille
- Résultats

* Groupe B : Cité Interdite
- Résultats

- Phases Finales

Partager cet article

Repost 0
Published by LOGNON Oscar - dans Jeux Olympiques
commenter cet article

commentaires

bikindouadelin 13/10/2008 13:13

C'est Alexander Georgiev, le damiste actuellement le plus profond dans le monde, qui a finalement remporté l'épreuve du jeu de dames dans les premiers jeux mondiaux de l'esprit.Je me réjouis que la victoire finale lui soit revenue, car il a systématiquement proposé un jeu ambiteux. Il est rare, de nos jours, de voir, au plus haut niveau, un damiste battre dans la même compétition trois joueurs de tout premier plan : Tchegoliev, Gantwarg et Getmanski. Georgiev l'a fait, ce qui ne peut que lui valoir des félicitations.J'ai aussi trouvé du plaisir à regarder les parties de Tokusarov et celles de Torchykau.Mention spéciale à Anatoly Gantwarg qui a sorti le grand jeu quand cela a été nécessaire : ainsi, après avoir vaincu Kirzner dans une partie de poule décisive, il a brillamment répété face à Tokurasov lors d'une partie qu'il se devait de remporter pour poursuivre la compétition.Ceux qui avaient suivi attentivement en 2005 la partie décisive entre Gantwarg et Samb lors de la phase des poules du mondial, constatèrent déjà que l'ancien champion du monde, en dépit du poids de l'âge, ne craint jamais de faire une partie engagée en cas de nécessité.C'est pourquoi je dis toute mon admiration à Gantwarg qui n'a pas à rougir de la défaite que lui infligée Georgiev, à Pékin, en demi-finale. Ndiaga Samb restera comme la plus mauvaise note de la compétition.Les représentants français ont, globalement, fourni une prestation très intéressante.Alexis Tchizov n'a pas démérité, puisqu'en quart de finale il a tout mis en oeuvre pour essayer de faire chuter Georgiev. Ma conviction est que Tchizov demeure plus solide et plus fort que Georgiev, lequel est seulement le damiste le plus ambitueux et le plus profond à l'heure actuelle.J'espère qu'au sortir de jeux de Pékin le jeu de dames international aura progressé en rapport avec l'organisation et le savoir-faire de la FMJD.Je souhaite que l'épreuve qui se disputera dans quatre ans en Angleterre réunira plus de pays qu'en Chine.

Antonio 11/10/2008 21:37

Cher Oscar!Toutes mes felicitations! Tu es canon!Mon ami Jazztrain a ecrit sur toi des posts et je veux te transmettre ses felicitations aussi.Je t'embrasseAntonio

bikindouadelin 09/10/2008 17:35

La phase des poules de l'épreuve du jeu de dames organisée à Pekin dans le cadre des Jeux mondiaux de l'esprit, vient de se terminer. La dernière (9ème) ronde a rendu son verdict quant aux concurrents admis à poursuivre la compétition.Dans le groupe A, les joueurs suivants, classés dans l'ordre, ont obtenu leur qualification pour la phase suivante : Getmanski, Tokusarov, Anikieev, Tchizov, Meurs, Tolchykau, Ba et Schwarzman. Les qualifiés du groupe B sont : Georgiev, Valneris, Gantwarg, Ndjofang, Gulyaev, Amrillaev, Misans et Buzinski.Après avoir fait quelques observations d'ordre général sur la phase qui vient de se disputer, je dirai ce qui m'a réjoui et ce qui m'a déçu, avant de conjecturer sur l'issue possible de la compétition.Une première observation doit être faire à la lecture de la liste des 16 qualifiés : la Russie est plus que jamais le leader du jeu de dames mondial ; en effet, sur ses 11 engagés, 7 se qualifient pour les 16èmes de finale : Getmanski, Tokusarov, Tchizov, Schwarzman (Groupe A), Georgiev, Gulyaev et Amrillaev (groupe B). Si on ajoute à cette constatation le fait que le premier du groupe A (Getmanski) et le premier du groupe B (Georgiev) sont des Russes, on perçoit l'ampleur de la démonstration russe.Les Pays-Bas avaient engagé pas moins de 14 joueurs, mais un seul, Meurs, obtient sa qualification. Ce résultat se suffit à lui-même pour constater que les Néerlandais ne sont plus - depuis longtemps - des damistes de premier plan.Sans doute le tirage au sort des groupes a abouti à l'affectation des meilleurs Néerlandais engagés (Scholma, Thijssen, Heusdens, Wesselink) à un même groupe (groupe A), d'où, compte tenu de la valeur des nombreux autres concurrents du même groupe, le risque que bien d'entre eux soient éliminés. Mais on comprend difficilement que le champion néerlandais en titre (Heusdens), le multiple vainqueur du championnat des Pays-Bas (Thijssen) ou le meilleur Néerlandais (Scholma) lors du dernier championnat du monde n'ait pu se qualifier.La Biélorussie et la Lettonie confirment leur statut de grande nation du jeu de dames en faisant qualifier chacune deux de leurs représentants : Gantwarg et Tolchykau, d'une part; Valneris et Misans, d'autre part. Certes la qualification des champions du monde Gantwarg et Valneris était, compte tenu de la valeur intrinsèque et du niveau respectif de ces deux super-GMI, inéluctable, ainsi que nous l'avions indiqué dans un billet précédent. Mais celle de Tolchykau et de Misans pouvait difficilement être prévue, ce qui souligne le professionnalisme des Biélorusses et des Lettons - dont il convient de noter que le nombre d'engagés respectif ne fut pas important.Le Cameroun avait délégué deux joueurs. Son résultat est globalement satisfaisant, puisque Ndjofang, comme je l'avais expliqué dans un billlet précédent, s'est qualifié facilement. Cette qualification ne doit pas cependant masquer l'élimination - certes regrettable mais, tout compte fait, attendu - de Kouogueu.Le sénégal a obtenu un billet, grâce à Ba (Bassirou). Il s'agit là d'un résultat presque inespéré, car ce pays n'avait pu envoyer en Chine son meilleur damiste à l'heure actuelle : Habib Kane. Comme je l'avais écrit dans un autre billet, si Modou Seck n'est pas encore très fort, Ndiaga Samb, quant à lui, n'évolue plus au plus haut niveau depuis 2003.Le fait que Buzinski et Anikieev ne soient qualifiées ne constitue nullement une surprise, ainsi que je l'avais prédit au sortir de la 5ème ronde.La Russie domine donc seule le jeu de dames mondial, tandis que les Pays-Bas ne sont plus qu'une ancienne grande nation dudit jeu.Le plaisir que j'ai ressenti à l'issue de la phase des poules, c'est le fait d'avoir progressé dans la connaissance du jeu de dames développé par le Russe Iwan Tokurasov, classé deuxième du groupe A derrière Getmanski, et de celui pratiqué par le Biélorusse Andrei Tolchykau.Certains pourraient être tentés de relativiser les résultas réalisés par chacun de ces deux joueurs en faisant valoir que la phase des poules s'est disputée selon le système suisse. A mon avis, ils auraient tort, car Tokusarov et Tolchykau ont chacun rencontré - au sein du groupe A - les meilleurs joueurs mondiaux qui y avaient été affectés. Ainsi Tokurasov, après avoir infligé une défaite à Scholma et à Thijssen, a pu succesivement faire jeu égal avec Anikieev, Schwarzman, Tchizov, Cordier et Kouogueu. Seul est un très fort damiste est capable d'aligner autant de performances. Et il serait malvenu de banaliser la puissance de ce Russe en faisant valoir qu'il a conclu péniblement sa partie lorsqu'il a rencontré Tchizov ou Kouogueu.Quant à Tolchykau, il a joué à la manière des forts, puisque, après avoir battu les plus faibles adversaires qu'il a dû rencontrer, il a géré sa compétition en partageant sans difficulté les points avec Kouogueu, Wesselink, Schwarzman, Thijssen, Ba, Scholma et Tchizov.Pim Meurs m'a agréalablement surpris : je ne m'attendais pratiquement pas à sa qualification, car, depuis que Ton Sijbrands a arrêté la compétition internationale, Auke Scholma et Gerard Jansen sont les deux seuls Néerlandais que je juge aptes à concurrencer les super-GMI originaires de l'ancienne URSS.Je dois aussi saluer la qualification du jeune russe Gulyaev.Les déceptions sont nombreuses.L'élimination de Scholma est une surprise pour moi, car il s'agit là d'un authentique champion, connu pour développer un jeu très élaboré.Tout le monde sait ce que je pense de Kees Thijssen. C'est un champion que j'aime beaucoup humainement. Il s'est montré très sympathique à mon endroit lorsque je me suis entrainé avec lui en 2001-2002. Mais je lui reprocherai toujours de craindre systématiquement les super-GMI de l'ex-URSS.Je n'avais pas misé sur Ron Heusdens, car, comme la plupart des Néerlandais, il n'est pas encore capable de chercher à battre les meilleurs damistes venant de l'Europe de l'Est ou du Centre.L'Afrique avait délégué 7 joueurs. Mais, intialement, seul le Camerounais Jean-Marc Ndjofang présentait de solides garanties de qualification. Ce n'est pas à dire que nos autres représentants n'ont aucune valeur : simplement, à l'heure actuelle, aucun d'eux ne peut hisser au niveau de Ndjofang.Je n'ai rien à reprocher aux damistes Modou Seck, Koné Adama et Gribine Sawadogo : je trouve même que les deux premiers cités se sont comportés fort honorablement. Si je devais faire des reproches, ils s'adresseraient plutôt à l'analyste et chroniqueur Faustin Ekollo qui n'a toujours pas vu que le Sénégalais Seck, en dépit de ses immences qualités, n'est pas pour le moment un damiste très solide.Je regrette vraiment que mon ami Léopold Kouogueu ne se soit pas qualifié. Je peux certes me réjouir de ce qu'il n'a perdu aucune partie, ce qui est tout même important si on songe qu'il a dû parfois jouer contre des adversaires de premier plan. Mais je ne comprends pas qu'il n'ait attendu que la dernière ronde pour proposer un jeu plus engagé. Ma conviction est que Léopold se serait facilement qualifié si, avant d'affronter le puissant russe Tokurasov, il avait affiché une grande détermination.Je n'ai pas envie de m'étendre sur le cas de Ndiaga Samb. Je constate seulement que de toutes stars présentes à Pékin, il aura été celui ayant rencontré le plus grand nombre d'adversaires moyens : en effet, Ndjofang est le seul très fort damiste auquel il se sera frotté. Et pourtant, il n'a pas été capable de se qualifier. Samb était destiné à devenir champion du monde. La vérité, aujourd'hui, c'est qu'il ne peut pas terminer sur le podium d'un tournoi fermé.Je dois aussi évoquer le cas des damistes français. Je n'ai pas suivi attentivement le parcours du Niçois André Berçot. Je constate seulement que, par rapport à sa prestation lors du dernier championnat d'Europe, il a réculé à Pekin.Laurent Nicault peut être crédité d'un bon parcours : sa défaite face à Tchizov au début de la compétition a dû le destabiliser quelque ronde.Arnaud Cordier s'est montré très solide, puisqu'il n'a perdu aucune partie. Je pense que le fait qu'il n'ait pu venir à bout de Bryan Wolloert et de Raido Varik a préfiguré ses difficultés à vaincre au niveau de l'élite.Cordier peut s'honorer d'avoir fait jeu égal avec, notamment, Tchizov, Tokurasov et Getmanski. Mais la compétition de Pekin a permis de constater, une fois de plus, ce qui le handicape actuellement : son attachement au jeu d'attente ou d'encerclement, comme on voudra. Or je suis de ceux qui pensent que, aujourd'hui, face à des adversaires aguerris, il est pratiquement impossible de triompher avec un tel jeu.C'est seulement face à des adversaires de valeur relativement inférieure que Cordier s'emploie parfois à se montrer offensif mais sans vraiment réussir à se "lâcher".A mon avis, Cordier tient à ne jamais perdre ou à ne perdre que rarement, ce qui explique probablement ses choix de jeu. Or, je soutiens que son niveau de base et ses qualités intrinsèques l'autorisent relativement à prendre parfois des risques.Dans mon précédent billet, je m'étais exprimé assez longuement sur le cas du Nantais Oscar Lognon : je ne vais donc pas me répéter. Je veux seulement croire que Lognon, à l'avenir, se montrera plus solide devant les meilleurs mondiaux.J'ai regardé toutes les parties de chacun des 16 damistes encore en lice. Sur cette base et en tenant compte de la force mentale, du palmarès et du style de jeu de chaque concurrent, je crois pouvoir affirmer que Buzinski, Ndjofang, Amrillaev, Valneris, Tokusarov, Gantwarg, Tchizov et Georgiev se qualifieront pour les quarts de finale.Edourd Buzinski est, à mes yeux, plus fort que Getmanski. Je n'estime pas Pim Meurs capable de battre Ndjofang dans une partie décisive: en effet même si le Néerlandais a prouvé sa solidité, Ndjofang est un damiste baroudeur, doté d'un jeu de pur attaquant; en outre il se sait forcément plus fort que Meurs ; d'entrée de jeu, il devra donc mettre une terrible pression sur son adversaire afin de le faire craquer à un moment ou un autre.Guntis Valneris est intrinsèquement plus fort que Bassirou Ba. Mais leur confrontation est vraiment plus équilibrée qu'on pourrait le penser car le damiste sénégalais est un damiste savant, supérieur au Letton dans la pratique maîtrisée du jeu classique.Iwan Tokurasov est largement supérieur à Robert Misans qui n'a pratiquement jamais vaincu des adversaires plus aguerris que lui.J'ai toujours pris Anatoly Gantwarg pour l'égal des super-GMI russes - dont le seul avantage est d'être plus jeunes que lui. Pour cette raison, je vois mal Andrei Tolchykau prendre le dessus sur son célèbre compatriote.Je considère Tchizov comme le plus solide damiste en activité. Seul un très fort parvient parfois à le vaincre. N'ayant ni la puissance de feu de Georgiev ou de Schwarzman, ni la science de Sijbrands, Gulyaev ne peux mieux espérer face à Tchizov qu'une remise.Georgiev est devenu le damiste mondial le plus profond. Ces dernières années, il a systémtaiquement conclu ses parties par une victoire ou, en cas de remise, par un avantage positionnel. Même si Schwarzman est lui aussi un super-GMI, je considère Georgiev comme le favori de leur partie.Jean-Marc Ndjofang est le seul Africain et francophone resté en lice. Nous comptons sur lui.J'espère qu'il attaquera Pim Meurs dès l'entame de la partie. Il ne doit pas laisser au Néerlandais l'ombre d'une possibilité de remise. La partie sera très difficile, car Meurs, qui vient de prouver sa solidité, voudra aussi écrire son histoire.

bikindouadelin 08/10/2008 17:03

Je trouve relativement moyen le parcours de Lognon qui, à l'issue de la 9ème ronde, risquera de regretter son approche de la compétition de haut niveau. Un damiste qui aspire à devenir un grand n'a pas le droit, après avoir défait un GMI (Mogiljanki, 7ème ronde) et alors qu'il ne lui reste plus qu'à réaliser deux points en autant de parties à disputer, de perdre. Il serait trop facile de relativiser le défaite de Lognon aujourd'hui au motif que Georgiev est un super GMI, doublé d'un jeu diaboliquement précis. Je dis souvent que la force d'un damiste se mesure à ce qu'il est capable de fournir lors d'une partie décisive. Décisive était la partie que Lognon devait disputer avec Georgiev. Lognon n'avait pas besoin d'être davantage motivé : il était tenu d'obtenir au moins une remise car cela lui aurait assuré la qualification - et, en même temps, acquis une certaine notoriété en faisant jeu égal avec celui que je considère actuellement comme le damiste le plus profond.La victoire que Lognon a obtenue face à Mogiljanski ne lui a donc servi à rien, puisqu'il n'a pas été capable de la confirmer par un partage de points avec Georgiev.Au soir de la 5ème ronde, j'avais émis des doutes quant à la capacité de Lognon de regarder droit dans les yeux les super GMI ou les GMI fins ou baroudeurs. C'est la défaite concédée face Valneris qui avait justifié ces doutes. En perdant devant Georgiev, Lognon me convainc dans l'idée qu'il n'a pas confiance en lui.Si j'ai le temps, je reviendrais plus longuement sur chacune des deux parties perdues depuis le début de la compétition par Lognon.S'agissant de la partie face à Georgiev, j'ai noté l'abus de Lognon à orienter tout son jeu vers une structure classique. Je dévine qu'il avait beaucoup étudié l'ouverture 31-27. Mais ce que je n'ai pas bien compris, c'est sa recherche effrénée de la structure classique. Précisément, bien de ses choix de jeu m'ont irrité, à ce niveau de la compétition. Par exemple : - au 9ème temps, pourquoi retenir le jeu 33-28 alors que la variante 50-44 - représente incontestablement le meilleur choix?- au 17ème temps, pourquoi recourir au jeu 40-34, à la place de la variante 39-33 ? - au 19ème temps, pourquoi emprunter le jeu 41-37, plutôt que la variante 34-30?Le coup de pionnage du 25ème temps 27-21 n'est pas bon; à ce stade, le pionnage du jeu 40-34 aurait dû être choisi.On sait que dans la suite de la partie, Lognon a pionné par 40-34, mais il s'est lourdement trompé de prise : au lieu d'avancer vers le camp de Georgiev et l'empêcher ainsi de s'assurer le contrôle du centre, Lognon a reculé en faisant une prise en arrière.Il y aurait certainement beaucoup de choses à dire sur la partie : on pourrait par exemple se demander si, dans l'hypothèse d'une perte inéluctable de matériel par Lognon, l'intérêt de ce dernier n'était pas, à un moment ou un autre, de provoquer cette perte par l'avancée 26-21, l'idée étant alors d'exploiter ultérieurement la centralité de position en résultant.Lognon pourra-t-il encore se qualifier?Je réponds par l'affirmative, car son adversaire lors de la 9ème ronde, Schaus, n'est pas très fort. Ce dernier ne doit sa place actuelle au sein du classement général du groupe B qu'à ce que j'appelle le petit parcours. Je m'explique : le système suisse est ainsi fait qu'on peut trouver avantage à débuter mal le tournoi; un tel début permet en effet de jouer ensuite avec des damistes moyens; de cette sorte, on peut facilement et progressivement remonter dans le classement général. Schaus a suivi le petit parcours. En effet, il a, au début de la compétition, été battu par Kudriavcev et par Gulyaev; ce n'est qu'ensuite il a pu relever la tête en disposant de Jong, de Urbanek et de Bonadikov.Lognon devrait donc, théoriquement battre Schaus.J'ai dit : théoriquement! Pourquoi ? Parce que Lognon doit prouver qu'il est déjà capable de maîtriser la gestion d'une partie décisive.Laurent Nicault a amélioré considérablement son rang au sein du classement général du groupe A. En effet, après sa défaite face à Tchizov, il s'est bien défendu ensuite. Ainsi, il a fait jeu égal avec Scholma. Je regrette simplement qu'il n'ait pu vaincre Heusdens lors de la 8ème ronde. Il rencontrera Ba (Bassirou), demain, dans la dernière ronde. Je crains qu'il ne lui soit impossible de vaincre le damiste sénégalais, lequel a livré des parties de haut niveau postérieurement à son échec devant Getmanski.Arnaud Cordier jouera demain contre Getmanski. Ce dernier est déjà qualifié pour la phase suivante de la compétition. On peut donc avancer qu'il jouera décontracté : probablement il ne visera qu'une remise. Pour Cordier, la difficulté sera d'amener Getmanski à se livrer, sachant qu'il est pratiquement impossible de vaincre un GMI ne visant que la remise. Je pense pourtant qu'il doit rechercher la complexité, seule condition de succès. En effet, Getmanski est un adepte des jeux risqués. son style allant et brillant lui a parfois été préjudiciable.Ce que je crains maintenant pour Cordier, c'est que l'obligation (relative) de gagner ne le contraigne à renoncer à son jeu de prédilection : l'attente et la défense.A mon avis, Nicault a deux chances sur dix de se qualifier, cependant que Lognon et Cordier possèdent chacun une chance sur deux. Pour Nicault, Heusdens était aujourd'hui un adversaire relativement plus facile à vaincre que Ba demain.Lognon n'a pas encore prouvé qu'il est capable de maîtriser une rencontre décisive.Quant à Cordier, il n'est pas encore parvenu à associer dans son jeu solidité et créativité.Il est possible, en raison du mécanisme du système suisse, qu'une victoire de Lognon ou de Cordier ne soit pas nécessaire pour que l'un ou l'autre se qualifie. Mais je pense que leur intérêt respectif est tout mettre en oeuvre dans l'espoir de gagner.

pierre bourgeois 08/10/2008 14:08

BravO  Oscar pour ces magnifiques 8 premières rondesOn est avec toi pour la 9ème et la suite  ...Pierre Bourgeois -  Damier club  de Montrouge