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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 10:37

Interview

sur la chaîne Camerounaise

Canal 2, Emission Arène

 

Juin 2013

 

 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 18:20

IMPRESSIONS DE SADIBOU DRAME

par JEAN-MARC NDJOFANG

 

Il est assez déçu de son classement final de 10ème, il espérait mieux que ça! Mais dommage pour lui, il est tombé à la dernière ronde sur un Valneris dont la remise était suffisante pour gagner le tournoi. Mais globalement, il a fait un bon tournoi et un parcours, dont un parcours sans faute, c’est donc plus qu`honorable car il finit avec +4 dans un tournoi de 10 rondes. Il réalise aussi la meilleure performance africaine dans ce tournoi, pour une toute 1ère apparition en Europe, il aura bien marqué les esprits et les néerlandais en redemandent. Il jouera d`ailleurs Brunssum aussi et pour l`accompagner, je serai aussi présent à Brunssum la semaine prochaine! Tiens-toi tranquille il m`a confié hier soir vouloir jouer pour gagner contre Valneris. Ce mec a un moral et une attitude de futur champion car il n`a peur de rien. Il croit en ses capacités. Il est combatif ! Il lui manque juste encore un peu du métier, de l’expérience et de la maturité dans la gestion des compètes et la connaissance des autres joueurs!...

 

Par ailleurs Dramé  a remporté à Nijmegen, le prix de la meilleure combinaison de tout le tournoi. Sa partie contre Dusserdorp à la 7ème ronde est un chef-d`oeuvre super et gagnant car c`est thématique. C`est à voir et à revoir!...

 

Dramé a donc impressionné et tenu les promesses qu`on attendait de lui. Même si pour lui le rang ne l`a pas récompensé. C’est la réalité atroce des tournois opens avec des niveaux aussi disparates! Tout se joue sur les points de résistance. Dommage qu’un tel talent pur ne soit pas qualifié en zone Afrique pour le mondial de mai 2011. Mais c`est aussi la preuve que le Championnat d’Afrique a gagné en galons, puisque des joueurs comme Bassirou Bâ, Kouogueu, Dramé, Aman et Atsé sont restés sur le tapis. Le niveau donc s`élève en Afrique. Les qualifiés peuvent en être fiers et méritants.

 

Quant à moi, je vais juste refaire la revue des troupes pour être fin prêt à Goes au tournoi des grands maîtres. Il n’y a pas de feu dans la maison pour autant, juste de la fumée que je vais éteindre vite pour revenir à mon meilleur niveau et retrouver mes sensations après les fortes émotions du championnat d’Afrique qui représente beaucoup pour moi!

 

Allez! On garde le contact.

Jean-Marc/-.

 

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 11:02

Luca Lorusso :  Parcours d’un champion


Pour les amoureux du jeu de dames internationales (100 cases), je vous présente la traduction de l’interview du nouveau champion d'Italie, le Maître Luca Lorusso réalisé par notre ami Jazztrain.



Jazztrain :
Bonjour Luca, je vous félicite de nouveau pour votre magnifique victoire dans le dernier championnat de jeu de dames. Nous commencerons cette interview en vous demandant : Comment êtes-vous venu à jouer aux dames et quels furent vos professeurs ?

Luca Lorusso: Bonjour Jazz,

J’ai commencé à jouer aux dames lorsque j’étais enfant. C’est un parcours plutôt curieux et plein de coïncidences. J’avais cinq ans et mon père me faisait souvent jouer avec lui pour me transmettre les connaissances qu’il avait apprises du Maître Othello Affatato, avec lequel il pratiquait ce jeu pour rester éveillé pendant leur quart de nuit. Mon père m’a appris à aimer le jeu, à être fier de le pratiquer, il a su me mettre à l’aise. Pourtant il ne m’a jamais laissé gagner, cela me mettait en colère, mais j’ai toujours été encouragé à m’améliorer, d’autant plus que je n’aimais pas perdre !

Puis ensuite en primaire, mon professeur de mathématiques organisait un tournoi interne et je l’ai toujours vu comme un objectif personnel. Au départ, cela me semblait impossible, jusqu’à ce qu’un jour, un collègue de mon père vint à la maison. Il s’appelait Vincent et il avait étudié un petit livre « Lavizzari », et après m’avoir demandé de jouer, il me donna quelques conseils. Un mois après, je gagnais mon premier tournoi Interscolaire, ainsi que celui de l’année suivante, le tournoi que j’avais tant rêvé ! A cette même période, quelques maîtres du cercle damique De Triestre voulait développer l’activité en cherchant des jeunes dans les écoles. C’est comme cela que je connus le pluri-champion italien Francesco Laporta qui m’a intégré dans le milieu après mes quelques bonnes expériences dans les tournois des jeunes.

 

JT: Quand avez-vous commencé à jouer aux dames internationales?

Lorusso : Ce fut en 1996 que j’ai mon premier contact avec le 100 cases. Au départ je n’appréciais pas spécialement cette « conversion », mais au bout d’un certain temps, j’ai vite compris que j’étais passionné. Quelques années plus tard, j’ai rejoint le Club du Président Sergio Specogna, qui m’a préparé pendant près de trois ans, voulant m’amener à devenir Maître. Indubitablement, il m’a inculqué les bases et une mentalité de gagnant. En suivant ses conseils j’ai gagné mes premiers titres italien : deux en junior et un en série 2 et un en série 1. Specogna m’a toujours stimulé, motivé et il connaissait mes forces et mes faiblesses. Je me rappelle que dans les premiers temps, il me temporisait tant mes progrès étaient rapides. Je pense que c’est le meilleur enseignant de jeu de dames que nous ayons en Italie.

JT : Avez-vous eu d’autres professeurs autres que Specogna ?

 

Lorusso : Après être devenu Maître, je fréquentais assidument Elio Bruce pour l’aider dans sa rubrique dans son livre sur le jeu de dames internationales, Damasport. Ce fut une expérience très constructive, merci d’ailleurs au travail de traduction d’Elio, qui m’a apporté des précisions techniques en italien. Elio m’a aussi donné quelques conseils utiles et me prouva qu’avec mon jeu, je pouvais mettre en difficulté certains des plus forts joueurs italiens, en particulier Daniele Berté… une sorte de prophétie ! Après une absence de deux ans dans le jeu, je suis revenu aux dames et par un étrange coup du sort mon adversaire pour le titre n’était autre que Othello Affatati, celui-là même qui, indirectement m’a donné la passion du jeu.

JT: Qui est votre joueur de dames favori et qui, parmi les grands joueurs du passé vous ont inspiré ?

Lorusso : C’est difficile de répondre à une telle question, même si j’ai toujours eu un faible pour les néerlandais Harm Wiesma et Ton Sijbrands. Ils étaient les seuls à résister face à la superpuissance soviétique dans le monde. J’aime beaucoup les défis impossibles et les deux m’ont toujours inspirés par l’esprit combatif qu’ils ont montré en se battant pour les joueurs de l’Est.

JT : Que proposeriez-vous à ceux qui serait curieux de découvrir le monde merveilleux du 100 cases ? Le jeu de dames n’est pas internationalement connu dans notre pays, à votre avis, que faudrait-il faire pour faire connaître ce jeu intéressant ?

Lorusso : Pour les curieux, je suggère de regarder les combinaisons spectaculaires que l’on trouve dans les tournois internationaux. Certaines d’entre elles, je crois, peuvent être considérées comme des œuvres d’art. Concernant la divulgation, il serait mieux dans un premier temps de faire connaître le jeu en Italie, se concentrer d’abord sur le milieu damique avant d’impliquer un public « étranger ». Je pense également que nous devrions à l’instar des pays de l’Est intégrer le jeu de dames dans les écoles, en matière extra disciplinaire, tout comme les échecs. Si vous allez dans une école russe, vous verrez qu’ils jouent des tournois et cela même dans les écoles supérieures.

JT : A un débutant, suggérerais-tu, un livre d’ouverture ? Ou bien alors les classiques, les fins de partie théorique et pour finir les ouvertures ?

Lorusso : Le jeu de dames est un jeu où la tactique et la stratégie se complètent équitablement. Toutefois, on peut perdre très rapidement avec une combinaison, la première règle donc, pour ceux qui approchent le jeu, serait de ne pas subir de coup. Ensuite, vous pouvez améliorer l’aspect stratégique et atteindre un bon niveau de jeu en étudiant les ouvertures. Ne négligez pas les fins de parties, surtout les théoriques, certaines doivent être connues afin de gagner les parties compliquées et obtenir de brillants coups en cas d’infériorité. Et même dans les fins de partie, il est toujours important de comprendre que stratégie et tactiques vont toujours de paire.

JT : Pensez-vous qu’Internet contribue à faire connaître le jeu de dames et à dissiper les préjugés ? (C’est un jeu pour enfant, il est facile etc…)

 

Lorusso : Certes, il est nécessaire de faire comprendre que le jeu de dames, dans son apparente facilité, est un jeu aussi complexe que les échecs. Internet rend très certainement service au jeu de dames, avec une couverture directe des tournois, mais ils sont souvent unis à son cousin, le jeu d’échec. Cependant, au niveau de l’image, il serait bien d’organiser des évènements où il y a autant d’échec que de jeu de dames.

JT : Après votre succès dans le championnat italien, quels sont vos objectifs futurs ?

Lorusso : Mon objectif est d’obtenir le titre de Grand Maître National et concernant l’international, je vise à devenir Maître Fédéral.

JT : Je vous remercie pour votre disponibilité et nous espérons que vous pourrez atteindre vos objectifs, tant national qu’international.

Lorusso: Merci, c'était un plaisir.


REMARQUE :

Je salue cette remarquable initiative qui nous permet de mieux connaître nos champions et le jeu de dames en général. Notre discipline est encore bien trop peu reconnue pour que les journalistes s'y intéressent vraiment et pour avoir la couverture médiatique qu'elle mérite. Si nous ne le faisons pas, personne ne le fera à notre place.

OSLOG

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 13:01
Dolfing suit les traces de Georgiev...





Damlog : Pour ceux qui ne vous connaisse pas assez, que pouvez-vous dévoiler sur vous ?

Martin Dolfing : Je m’appelle Martin Dolfing, né le 12 novembre 1977. Maître international du jeu de dames et semi-professionnel. J’ai été champion des Pays-Bas en 2002.

 

Damlog : Comment êtes-vous arrivé au jeu de dames ?

Martin Dolfing : J’avais 12 ans lorsque j’ai fait la connaissance de ce jeu à l’école, j’ai été attiré par le côté mystère.

 

Damlog : Es-tu un joueur professionnel ? Si oui, peut-on vivre du jeu de dames au Pays-Bas?

Martin Dolfing : Je suis un joueur semi-professionnel et je pense que ce n’est pas possible d’en vivre comme un joueur professionnel. Par exemple, connaissant, le GMI Kees Thijssen, je sais que ce n’est pas possible également pour lui. C’est très dur car c’est une pression perpétuelle pour avoir des bons résultats.

 

Damlog : Voici maintenant 2 ans que vous êtes constant dans vos résultats. Comment êtes-vous arrivé à ce stade ?

Martin Dolfing : C’est une question de mentalité. Il y a ma situation qui s’est améliorée. Avant je mangeais et je dormais dehors. Maintenant tout va mieux et ma santé aussi.

 

Damlog : Qu’est-ce qui manque à un damiste hollandais pour être champion du monde ?

Martin Dolfing : Je pense que les russes travaillent plus que les hollandais. Ce sont de vrais fanatiques et possèdent une capacité de calcul impressionnante.

 

Damlog : Lors du dernier match mondial Schwarzman-Georgiev, quel était votre favori ? Pourquoi ?

Martin Dolfing : Mon favori était Georgiev. J’adopte moi-même son style, qui est tranquille. Alors que Schwarzman est un joueur beaucoup plus agressif, qui prend des risques et à un jeu dangereux. Pour moi,  ces deux joueurs sont au-dessus du lot.

 

Damlog : Pour vous quel est le meilleur joueur du monde ? Et qui est votre favori pour le championnat du Monde au Brésil ?

Martin Dolfing : Georgiev est le meilleur joueur à l’heure actuelle et  sera le vainqueur au championnat du monde au Brésil.

 

Damlog : Quels sont vos objectifs pour les années à venir ?

Martin Dolfing : Déjà, la norme GMI me donnera une meilleure reconnaissance sur le plan matériel et financier. J’aimerais participer au championnat des Pays-Bas, mais la route est longue et très difficile.

 

Damlog : Pour avoir passé la semaine avec Martin Dolfing, je pense que l’on a affaire à un joueur doué. Il peut apporter beaucoup à l’équipe hollandaise si les conditions sont réunies. Ni préparation, ni bouquin, ni ordinateur et venir remporter deux fois de suite le tournoi de Nijmegen avec une facilité déconcertante… Chapeau ! Vraiment dommage qu’il ne sera pas au championnat du monde au Brésil, car selon moi, c'est le joueur hollandais le plus serein et le plus constant.

Il mérite largement la norme GMI.

 
Fait à Nijmegen, le vendredi 31 juillet 2009.

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